Amos signe un nouveau contrat avec OIP Sensor Systems pour surveiller le CO2 dans notre atmosphère

Amos a signé un nouveau contrat avec OIP Sensor Systems pour la livraison du télescope du Cloud Imager, l'un des instruments à embarquer dans la nouvelle mission Copernicus CO2M dont le but est de surveiller avec précision les niveaux de CO2 dans l'atmosphère terrestre. Le programme Copernicus, dirigé par la Commission européenne et mis en oeuvre par l'Agence spatiale européenne, vise à déployer une suite de satellites de classe mondiale pour surveiller divers phénomènes et paramètres physiques à la surface de la Terre.

Les données collectées par ces satellites, appelés « Sentinel », abordent des défis tels que l'urbanisation, la sécurité alimentaire, l'élévation du niveau de la mer, la diminution des glaces polaires, les catastrophes naturelles et, bien sûr, le changement climatique. 

La mission de surveillance du dioxyde de carbone anthropique (CO2M), la première d'une série de nouvelles missions Copernicus hautement prioritaires, emportera principalement un spectromètre dans l’infrarouge proche et moyen pour mesurer le dioxyde de carbone atmosphérique produit par les activités humaines. Ces mesures réduiront les incertitudes actuelles dans les estimations des émissions de CO2 provenant de la combustion de combustibles fossiles aux échelles nationale et régionale. Cela fournira à l'UE une source d'information unique et indépendante pour évaluer l'impact des mesures politiques et suivre leur efficacité dans la décarbonisation de l'Europe et la réalisation des objectifs de réduction des émissions. 

OIP a été mandaté par l'ESA pour fournir l'un des instruments optiques CO2M, le Cloud Imager, dédié à la surveillance de la couverture nuageuse. Il cartographiera les nuages de l’atmosphère terrestre afin de différencier les émissions de CO2 produites par l’homme de celles générées par les processus naturels. Amos fabriquera le télescope en aluminium de haute précision situé à l'avant de l'instrument. Grâce à sa sensibilité, il pourra détecter de petites fractions de nuages optiquement opaques et de cirrus fins. Son design est un héritage direct de l'instrument Proba-V lancé en 2013 et basé principalement sur de la technologie belge. Le succès de cet instrument a convaincu l'ESA d’en lancer une version améliorée sur les deux nouveaux satellites C02M Sentinel.

« Amos est particulièrement fier de contribuer à la mission CO2M, a souligné Philippe Gilson, PDG de l'entreprise liégeoise. Nous sommes engagés dans des missions d'observation de la Terre depuis vingt ans. Fournir aux scientifiques des outils de pointe pour mieux comprendre notre planète et surveiller notre environnement est au coeur de notre mission et tout à fait en ligne avec les valeurs de notre entreprise. Mais le CO2M est vraiment spécial en ce qu'il aborde le réchauffement climatique, probablement le problème le plus pressant et le plus difficile auquel l'humanité doit faire face en ce siècle. Contribuer à un objectif aussi important donne un sens fort à notre travail quotidien. »

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