FLEX et MMX : l’expertise logicielle de SPACEBEL, de l’orbite terrestre à Phobos
Évaluer la santé de la végétation depuis l’espace: SPACEBEL contribue à la gestion des données du satellite FLEX de l’ESA
Il n'a jamais été aussi crucial de comprendre comment la végétation de notre planète réagit au changement climatique — qu'il s'agisse de suivre les cycles du carbone, de prévoir les rendements agricoles ou de préserver la sécurité alimentaire. La nouvelle mission « Fluorescence Explorer » (FLEX) de l'Agence spatiale européenne devrait apporter un éclairage sans précédent sur ce défi, et SPACEBEL est fière de contribuer à son succès, du lancement jusqu'à l'accès aux données et à leur gestion.
A propos de FLEX
Lancé à bord d’une fusée Vega-C le 15 septembre 2026 depuis le port spatial européen de Kourou (Guyane française), le satellite FLEX (Fluorescence Explorer) de l’Agence spatiale européenne (ESA) est la huitième mission « Earth Explorer » de l’ESA. Son but : apporter de nouvelles connaissances sur la santé de la végétation de notre planète.
Au cours de ses 3,5 années de vie opérationnelle dans l’espace, FLEX se consacrera à la surveillance mondiale de la fluorescence chlorophyllienne, c’est-à-dire la faible lumière rouge émise par les plantes lorsqu’elles captent la lumière pendant la photosynthèse, lumière invisible à l’œil nu. Les observations de FLEX amélioreront considérablement notre compréhension de l’activité photosynthétique, du stress végétal ainsi que des cycles mondiaux du carbone et de l’eau en lien avec le dérèglement climatique. La mission est également censée fournir une source d’informations précieuse pour soutenir les prévisions de rendements agricoles, ce qui est crucial en termes de sécurité alimentaire.
A propos de SPACEBEL & FLEX
Le lancement réussi de FLEX marque non seulement une étape importante pour la technologie européenne d’observation de la Terre, mais met également en avant la contribution de SPACEBEL à cette mission.
Notre contribution porte sur la gestion des données et vient renforcer les capacités logicielles du système MAAP de l’ESA, pour lequel notre équipe a mis en œuvre les composants d’accès aux données et de découverte des données dans le cadre du contrat ASCEND (Advanced Data Access and Processing Services for Collaborative Earth Observation Ground Segment) de l’ESA, piloté par SERCO.
Notre expertise permet de garantir que les données de la mission puissent être organisées, identifiées et rendues accessibles de manière efficace à la communauté scientifique et à la société. À ce titre, SPACEBEL continue de contribuer à l’infrastructure de données nécessaire pour transformer les observations satellitaires en informations accessibles et exploitables.
Nous avons récemment reçu les premières données et métadonnées de FLEX afin de vérifier que leur intégration dans les systèmes de diffusion des données fonctionne correctement.
… et Vega-C
Le lancement de FLEX met également en lumière une autre dimension de l’implication de SPACEBEL dans les programmes spatiaux européens : depuis plusieurs années, nous apportons notre savoir-faire en matière de logiciels critiques de mission à Avio (Italie), le maître d’œuvre des lanceurs Vega et Vega-C. Nos activités de soutien couvrent le développement et l’évolution des logiciels embarqués, de l’ingénierie de guidage, de navigation et de contrôle, ainsi que des logiciels de simulation utilisés pour tester et valider les fonctions de vol du petit lanceur européen.
Du lancement à la gestion des données, SPACEBEL est fière de participer à la mission FLEX de l'ESA et, plus généralement, aux ambitions spatiales de l'Europe.
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MMX et Idefix® : le départ d’un voyage de cinq ans pour mieux comprendre Mars et ses lunes

Phobos et Deimos, les deux lunes inexplorées de la planète Mars, sont la cible de la mission japonaise MMX (Martian Moons eXploration), qui se concentrera sur Phobos, où elle se posera pour prélever des échantillons, entre autres de roches et de sable. SPACEBEL est fier de contribuer à cette mission ambitieuse, plus précisément au rover Idefix®, avec le développement de plusieurs systèmes de simulation permettant de reproduire et de tester son comportement dans les conditions très particulières de la surface de Phobos.
A propos de MMX & Idefix®
Prévu pour être lancé le 19 octobre 2026 à bord d’une fusée H3 depuis le Centre spatial de Tanegashima (Japon), MMX atteindra l’orbite martienne environ dix mois après son départ dans l’espace et devrait revenir sur Terre en 2031. La sonde de la JAXA embarque un petit rover et la Rolbox, c'est-à-dire le module de communication entre la sonde et le rover – tous deux fournis par le DLR (Allemagne) et le CNES (France).
Fin 2028-début 2029, le rover franco-allemand sera largué depuis le vaisseau-mère à une altitude d’environ 45 m au-dessus de Phobos. Alimenté par des panneaux solaires, le véhicule recueillera des données scientifiques pendant environ 3 mois. Outre ses objectifs scientifiques, le rover testera la locomotion sur roues dans un environnement à très faible gravité. En fonction des conditions du terrain, le petit engin de 25 kg parcourra une distance allant de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres. Le travail d'exploration préliminaire de la surface effectué par le rover contribuera à garantir l'atterrissage du vaisseau spatial principal en vue du prélèvement d'échantillons sur Phobos. La sonde MMX servira de relais pour l'ensemble des données de télémétrie et des commandes entre le rover et la Terre.
La mission comprendra également une série d'observations lors de survols de Deimos.
Non seulement MMX apportera de nouvelles connaissances sur la formation et l’évolution de notre système solaire, mais elle contribuera également à améliorer la technologie de futures missions d’exploration.
A propos de SPACEBEL & MMX
SPACEBEL – et plus particulièrement SPACEBEL France – apporte son expertise en matière de simulation à cette mission de retour d’échantillons vers Mars, une première mondiale. La simulation est en effet indispensable pour le rover MMX. La gravité de Phobos étant environ deux mille fois plus faible que celle de la Terre, la grande majorité des essais ne peuvent tout simplement pas être réalisés sur notre planète. Les modèles de simulation jouent donc un rôle d’autant plus crucial : ils permettent aux ingénieurs de reproduire le comportement du rover et de valider son logiciel dans un environnement virtuel.
Notre contribution est multiple :
- le développement et la fourniture au CNES de deux simulateurs hybrides basés sur BASILES HSVF – l’un pour le rover et l’autre pour la Rolbox – destinés à la réalisation et à la validation du logiciel de vol associé ;
- un modèle simulant l’environnement du rover (en particulier la position des étoiles), et s’interfaçant avec un simulateur physique fourni par le DLR qui modélise le mouvement et l’attitude du rover sur Phobos en fonction des commandes des roues ;
- un simulateur faisant office de passerelle entre le centre de contrôle et le rover ou la Rolbox à des fins d’AIT (assemblage, intégration et essais).
Source : Spacebel
