2018, à marquer d’une pierre blanche pour le CSL

Le CSL a eu la bonne idée de dresser un bilan de 2018 et de le diffuser. Petite coup d’œil dans le rétroviseur…

 

Le 28 juin 2018, un instrument auquel le laboratoire a largement contribué s’est envolé pour la Station Spatiale Internationale. Du nom de VMU MK2, c’est une partie importante du laboratoire Européen Columbus dont un des instruments est un mini laboratoire automatisé pour analyser le comportement des fluides en apesanteur. Le CSL a développé et fabriqué le boitier et le harnais interne de VMU MK2. Et l’instrument a aussi été testé dans sa phase de qualification et d’acceptation.

 

Le 12 août, la sonde américaine Parker Solar Probe, avec à son bord l’instrument WISPR, sur lequel le CSL a longuement travaillé, a été lancée de Cap Canaveral. Direction : le Soleil, qu’elle va frôler à de nombreuses reprises dans les années qui viennent. Cette sonde, destinée à étudier les couches basses de la couronne solaire ainsi que les particules éjectées par le soleil, passera en fait à vingt-quatre reprises à moins de sept millions de kilomètres de la surface du soleil et devra faire face à des températures de l’ordre de 1400 °C. Le CSL a participé au design des optiques des deux télescopes de WISPR (Wide Field Imager for Solar Probe plus). Et des tests d’une partie de cet instrument américain ont aussi été réalisés.

Pierre Rochus de CSL est co-investigateur de WISPR.

 

Le 22 août, c’était au tour du satellite européen Aeolus d’être lancé par une fusée Vega depuis la base de Kourou. Ce satellite de taille assez impressionnante a été testé pendant de long mois au CSL. A bord, un seul télescope, Aladin, qui mesure les mouvements dans l’atmosphère terrestre avec une rapidité et une précision inégalée. Ce satellite opère depuis une orbite polaire basse héliosynchrone, à environ 300 à 400 km de la terre. Il expérimente une technique entièrement nouvelle basée sur un laser pulsé hyperpuissant, opérant dans le proche ultraviolet, qui sonde les couches basses de l’atmosphère terrestre afin de produire des profils verticaux des vents avec une précision et une rapidité inégalée.

 

L’Argentine a lancé le satellite Saocom le 7 octobre à l’aide d’une fusée Falcom 9 de Space X, dont le premier étage a été récupéré, depuis la base de Vandenberg en Californie. Ce gros satellite est équipé d’un radar imageur dont les observations, combinées à celles faites au sol, permettront de servir l’économie argentine ainsi que de gérer les situations de catastrophes sur le territoire argentin. Le groupe SAR de CSL a développé les logiciels de traitements qui permettent  de transformer les observations brutes du radar en images intelligibles ainsi que d’autres logiciels de traitement plus avancés.

 

Le 19 octobre, c’était à BepiColombo, satellite réalisé par l’ESA en collaboration étroite avec la JAXA, l’agence spatiale du Japon, de s’élancer à l’assaut de Mercure, la planète la plus proche du soleil, qu’elle n’atteindra cependant qu’après un très long voyage de près de 8 années. Mercure n’a pas été beaucoup étudiée et reste assez méconnue. Le CSL n’a que modestement contribué aux tests d’un instrument appelé APM (Antenna Pointing System) mais ce fut néanmoins une première. En effet, ces tests ont été réalisés à  250 °C, la température la plus élevée atteinte dans nos cuves.   

 

Et maintenant, cap sur le futur… Le CSL attend sous peu le lancement de deux autres satellites, l’un indien et l’autre américain, auxquels il a longuement collaboré.

 

Le 26 octobre 2018, le satellite américain Icon (Ionospheric CONnection) devait

être lancé à partir d’un avion orbital au-dessus de l’océan pacifique. Des problèmes de vibrations anormales toujours présentes après plusieurs essais ont conduit au report du lancement de quelques mois. La mission principale d’Icon sera d’observer les couches d’ions les plus externes entourant la terre. Ces couches sont importantes car c’est dans ces couches que le vent solaire interagit avec le champ magnétique terrestre et notre atmosphère. A son bord, l’instrument FUI (Far Ultraviolet Instrument) qui a été conçu, développé et calibré au CSL, en collaboration avec l’Université de Berkeley. Il a été en plus très longuement testé en 2015 et début 2016.

 

Enfin, dans un mois environ, le satellite indien  Chandrayaan II, devrait être lancé.

Cette mission, sous la responsabilité du SAC (Space Application Center de Ahmenabad) est très ambitieuse et complexe car elle comporte un satellite en orbite autour de la Lune,  un orbiter, un atterrisseur et un rover, véhicule qui se déplacera sur la surface lunaire. L’orbiter, à environ 100 km de la lune, tout en observant lui-même la surface lunaire, relayera les résultats des analyses du sol faites par le rover. Sur l’orbiter il y a notamment un spectromètre imageur hyper-spectral travaillant dans l’infra-rouge (de 700 nm à 5 microns) qui doit étudier les minéraux, les molécules d’eau et d’autres constituants présents sur le sol lunaire. C’est dans le cadre de cet instrument que le CSL est intervenu. Amos était en effet chargé du design et de la construction des miroirs, fente d’entrée et réseau de ce spectromètre. CSL a développé les facilités (OGSE) qui ont permis de tester longuement tout le système optique dans les conditions opérationnelles de l’orbiter. 

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